Quand O'Neal allume Bryant, c'est sévère. Très sévère ! Nouvelle preuve avec un rap du Big Daddy Shaq dans un night-club new-yorkais.
Ils ne passeront pas leurs vacances ensemble. Il faut dire qu'ils n'en ont jamais eu l'intention. Triples champions NBA avec les Los Angeles Lakers (2000, 2001, 2002), Shaquille O'Neal et Kobe Bryant ont toujours cultivé une relation plus orageuse qu'ensoleillée. Petites piques dans la presse, ton qui monte à l'entraînement, rumeur fort étayée d'un départ forcé du gros Shaq à cause de son meilleur ennemi (en gros, Kobe aurait lancé à ses dirigeants : "C'est lui ou moi"), les épisodes de la guéguerre entre Diesel - Shaq - et Black Mamba - Kobe - ont alimenté la chronique au début des années 2000. Une fois O'Neal envolé sous le ciel de Miami, et désormais de Phoenix, on pouvait croire à une certaine normalisation des relations entre deux des plus grandes stars de la ligue américaine. Les deux garçons poussait même la farce jusqu'à s'enlacer lors d'une de leurs retrouvailles. Bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes, la petite maison dans la prairie version grosse balle orange. Mais c'était oublier un peu vite l'ego surdimensionné de Big Daddy Shaq, un monstre physique roi du bon mot pour qui la vengeance est un plat qui se mange froid.
Résultat ? Auteur de six albums de rap, pour la plupart de belles réussites commerciales - deux disques de platine, deux d'or -, le gentil géant a choisi de " clasher " le meilleur joueur de la saison 2008 par micro interposé dans le plus pur style du film d'Eminem 8 Mile. Présent à une soirée privée dans un night-club de New York dimanche dernier, Shaq est monté sur scène pour offrir au public un texte dont les paroles ont dû plus que siffler aux oreilles de son ancien coéquipier KB24. L'entrée en matière ? "La semaine dernière, Kobe n'a pas réussi à le faire sans moi". Une référence à la dernière finale NBA, perdue par Bryant et ses Lakers face aux Celtics, et à l'incapacité de Kobe de gagner le titre sans lui. Déchaîné, Shaq enchaîne avec un texte fidèle à sa mégalomanie avant d'asséner un cinglant : "Kobe, dis-moi quel goût a mon cul !" Puis vient le passage le plus punchy : "Je suis un cheval/ Kobe m'a balancé/ C'est pour ça que je dois divorcer". Une façon drôle et explicite de répondre à la déclaration de Bryant à la police du Colorado lors de ses auditions suite à l'accusation de viol d'une employée d'hôtel : "J'aurais dû faire ce que Shaq fait... Shaq aurait payé la fille pour qu'elle ne dise rien". Une façon, aussi, d'expliquer son divorce très médiatisé...